Monosourcil : l'épilation pour les hommes

Un attribut caractéristique auquel on identifiait la célèbre artiste peintre Freda Kahlo (Mexique, 1907-1954), le monosourcil touche aujourd’hui bien plus de monde que l’on ne le pense. Mais même si certains ont aujourd’hui tendance à en faire un atout de mode, à l’instar des Romains jadis d’ailleurs, c’est aujourd’hui une singularité rarement appréciée, que ce soit par le genre masculin ou les femmes. Alors, face au monosourcil que faire ?

Qu’est-ce que le synophris ?

Le synophris ou synophrydie est la jonction anormale des parties intérieures des sourcils, au niveau de la glabelle (la zone entre les deux yeux au-dessus de la base supérieure du nez). On en obtient ainsi son appellation commune : monosourcil. C’est une particularité qui touche un bon nombre de personnes de par le monde, autant chez les personnes à teint clair que celles à peau sombre, aussi bien chez les Latino-Américains que chez les Européens, les Africains, les Asiatiques…

En tout cas, pour beaucoup, ce sont des poils disgracieux qu’il est impératif d’éliminer. Mais par ailleurs, si d’autres personnes assument parfaitement leur monosourcil, certains en font même un avantage esthétique sur leur entourage. Mais encore, Scarlett Costello, Sophia Hadjipantelli et d’autres artistes de mode en font aussi leur marque de commerce !

Pourquoi certaines personnes ont un monosourcil ?

De fait, les facteurs d’apparition de cette anomalie ne sont pas encore pleinement établis. On attribue en même temps au synophris une certaine origine génétique. Pour les connaisseurs, c’est le gène FAX3 qui en est responsable. Ensuite, comme tant d’autres incommodités capillaires, la présence du monosourcil n’est pas forcément le signe d’une pathologie, même si certaines maladies incluent la synophrydie dans la liste de leurs symptômes. Les personnes atteintes d’une maladie appelée de trichomégalie, du syndrome de Cornelia de Lange, et d’autres affections génétiques présentent souvent un synophris.

Cela étant dit, il existe peu d’explications autres que génétiques pour ce qui touche le monosourcil des personnes normales. En l’occurrence, cette particularité physionomique inhabituelle apparait de manière aléatoire chez la population. La prévalence chez les familles varie. Parmi les membres d’une même grande famille, il est rare de trouver plus de deux personnes présentant un synophrys par exemple.  

Comment enlever un mono sourcil ?

Comme en ce qui concerne les poils qui n’ont pas lieu d’être à certains endroits du corps (sur les bras, sur le torse, dans le dos, etc), cette surabondance peu fréquente du sourcil peut faire l’objet d’un bon nombre de méthodes épilatoires. En dehors de l’incontournable pince à épiler, les procédés de dépilation, le rasage, l’épilation au laser, à la cire ou électrique sont des solutions accessibles à tous. Encore faut-il bien choisir ?

Le rasage du monosourcil, est-ce efficace ?

C’est sans doute le procédé le plus facile et accessible à tous. Mais même si les rasoirs modernes d’excellents résultats, il faut avant tout une précision professionnelle. Ensuite, le rasage doit se faire de manière fréquente et régulière. Pourtant, le fait de raser tout le temps son monosourcil risque de créer plus d’embarras que de solution. En effet, sous l’effet de cette technique dépilatoire, les poils qui repoussent seront plus drus, et la partie rasée risque d’être encore plus dense.

Les techniques épilatoires connues

L’épilation connait davantage de succès pour se débarrasser du monosourcil de l’homme comme celui de la femme. Les solutions peuvent produire un résultat éphémère de quelques jours, pour ne citer que l’usage de la cire et l’épilateur électrique. Peut-on se tourner vers des techniques aux effets plus permanents ?

Existe-t-il une épilation définitive pour le mono-sourcil ?

Parmi les différentes techniques permettant de se débarrasser des poils gênants, l’épilation permanente constitue la solution ultime. Réalisable sur toutes les zones du corps, cette méthode consiste en divers procédés dont le résultat peut être définitif ou semi-définitif (réapparition du monosourcil après quelques mois). Certaines techniques sont même mises en œuvre sous contrôle médical. Dans tous les cas, est-ce vraiment efficace ?

L’épilation définitive vise à éliminer totalement les poils en en détruisant les bulbes ou les cellules germinatives. Plusieurs techniques sont possibles, à commencer par l’épilation par électrolyse, au laser et à la lumière pulsée. Leur efficacité est sans conteste, mais elles sont onéreuses. On peut aussi se tourner vers une solution plus naturelle qui consiste en l’application d’un composé d’enzymes qui va naturellement détruire les cellules capillaires.

Qui appeler pour une épilation du monosourcil ?

La mise en œuvre de l’épilation du monosourcil, surtout si l’on opte pour une méthode dite « permanente » nécessite l’intervention d’un professionnel confirmé. Sous la conduite d’un spécialiste inexpérimenté, non seulement l’épilation au laser peut ne pas donner le résultat escompté, mais elle est susceptible de provoquer des brûlures sur la peau.

Quelles alternatives pour faire face au monosourcil ?

Sachant que l’épilation définitive nécessite un protocole strict et coûte cher, et que les autres types d’épilation sont douloureux et ne garantissent que des résultats à court terme, l’idée d’assumer et de vivre avec son monosourcil est pleinement envisageable.